C'est un problème parmi tant d'autres. J'aime les gens. J'aime les voir sourire, les voir heureux. Pour moi, c'est ce qu'il y a de plus important. C'est peut-être pour ça que j'ai décidé de faire ce métier, après tout. Car finalement, dans mon métier, c'est aider les gens à aller mieux, aussi bien mentalement que physiquement.
J'aime les gens, même s'ils sont désagréables, même s'ils sont « méchants ». C'est vrai que quand ça arrive, je prends sur moi –il parait que je suis un tank IRL, mais je ferai un article là dessus quand je serai motivée, c'est-à-dire pas maintenant– et je laisse passer. L'humanité peut être capable du pire, de l'horrible. Mais elle peut aussi être capable du mieux, du merveilleux.
Pour moi, une personne horrible, mauvaise, est une personne faible. Un « connard » –ou son homologue féminin– n'est pas quelqu'un de foncièrement mauvais. Deux possibilités : soit cette personne a été éduquée comme cela, soit la vie l'a formée à devenir ainsi. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas à cause de l'individu en lui-même. C'est la société qui l'a façonné comme cela. M'enfin, il est vrai aussi que la société est l'ensemble de plusieurs hommes. Où donc cela a-t-il commencé ? Je n'en sais rien. Je ne veux pas le savoir.
Pourquoi est-ce donc un problème, me direz-vous ? C'est un problème dans le sens qu'une fois de plus, j'encaisse, et je ne dis rien. Parce que je sais –ou plutôt je me convaincs– que ce n'est pas la faute des personnes si elles sont comme ça. Du coup j'encaisse, une fois de plus. Et je continue. Et je souffre. Tu ne me parles plus ? Bah, tu as certainement une bonne raison de le faire. C'est vrai dans 90% des cas : une vie chargée, des amis à voir, etc... mais est-ce vraiment le cas pour toi ? Certainement que non. Et pourtant, je continue à me faire souffrir en me disant que le problème vient de moi, qu'en fait, tu as des tas des raisons de ne pas le faire. Et pourtant... Et pourtant... une petite voix dans ma tête me dit que je suis totalement dans le faux. Et il n'y a pas que cette petite voix. Et...
Oh et puis merde.
De toute manière, ma façon de penser ne regarde que moi. J'en souffre, c'est vrai. Mais finalement rien à foutre : je crois en l'humanité, je crois en toi. J'aime les gens, bien qu'ils soient parfois agressifs aussi bien physiquement qu'avec des mots. Je crois en toi bien que tu me martyrises avec une ignorance totale.